Devenir Franciscain
« Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ; puis viens, suis-moi ».
(Matthieu 19, 21)
Ce que nous sommes…
Voyez l’exemple de ce jeune homme. Riche de ses 24 ans et de la fortune de son père, il jouit de l’admiration de tous, s’habille de draps fins, déclame admirablement les poètes.
Pourtant, gloire et richesses ne le satisfont pas. Un appel irrésistible le convainc de se dépouiller de ses attributs et de s’abandonner à l’amour universel de Dieu. Il se fait pauvre, parcourt le monde pour porter la bonne nouvelle des Évangiles. En ses actes et ses paroles sont la paix et la bonté.
Ce jeune homme se nommait François ; était né à Assise en 1181. Il a offert sa vie à la prière et à la Bonne Parole prêchée en vingt-deux années de voyages incessants. Parce qu’il ne se sentait pas digne du sacerdoce il demeura diacre toute sa vie.
Sa vie simple et sainte de pauvre parmi les pauvres, humble infirmier parmi les lépreux, l’éleva jusqu’à recevoir dans sa chair les Stigmates du Christ.
Ainsi naquit la communauté de saint François. Dès qu’il furent une douzaine, il proposa à ses frères et compagnons d’adopter un mode de vie empreint de simplicité, de s’unir à Dieu dans la pauvreté mais avec au cœur de Le servir.
Les frères Mineurs essayent d’être humbles, modestes et pacifiques. Ils gagnent leur vie par le travail tout en aidant ceux vers qui ils vont à trouver la paix et le goût de vivre promis par l’Évangile. Ils veulent développer l’esprit inlassable de service, de bonté et de courtoisie envers tous.
Si tu te sens proche de cet idéal,
Si, homme simple et ordinaire tu entends l’appel de Dieu,
Si tu sais ouvrir ton cœur à la souffrance des humbles,
Si la pauvreté ne t’effraie pas,
Si tu peux vivre pour l’épouser,
Si la soif de fraternité anime ta vie,
Si Dieu veut être le centre de ton existence,
Alors, tu peux marcher avec nous.
Où nous allons…
En France et à travers le monde, les Franciscains Conventuels vivent proches de ceux qu’ils veulent servir. L’humanité entière est destinataire de la Bonne Nouvelle du Christ
Certains d’entre-nous répandent la Bonne Nouvelle de l’Évangile, comme par le passé, mais aussi en utilisant des technologies nouvelles. La mission actuelle doit utiliser tous les moyens !
Dans la pratique, le projet de vie franciscaine est vécu par les frères selon des modes divers et leurs propres aspirations selon les besoins. Nous partageons la même foi, soutenue par la prière comme première exigence et partageons l’idéal que saint François plaçait en priorité de sa Règle : soulager la pauvreté, vivre la fraternité et transmettre le message des Evangiles.
« Proclamez que le Seigneur est bon ; glorifiez-le par vos œuvres » (Saint François)
Nous ne vivons pas coupés du monde extérieur, mais au cœur de ce monde que nous voulons aider à bâtir. Tout comme nous accueillons la réalité de ce monde telle qu’elle se présente. Nous tentons simplement de l’habiller de l’Esprit du Seigneur, de sa joie et de sa miséricorde.
Nous sommes disponibles dès lors que l’on a besoin de nous, dans l’Eglise ou dans la cité, fidèles à l’œuvre de saint François.
Si tu partages cet idéal fraternel, si tu envisages une existence religieuse de partage et de don, la communauté franciscaine pourra t’éclairer et, si tu le souhaites ardemment, t’accueillir.
Pour nous contacter :
Franciscains Conventuels
Frère Emidio
Couvent saint François
7, rue Pasteur
49300 CHOLET
Tél : 02 41 62 06 37
franciscainscholet@laposte.net
Quelques indications pour voir clair dans ta vocation La vocation est un cheminement long et personnel. Pour cela, tu dois te rendre disponible à toi-même, savoir prier et réfléchir au sens que tu veux donner à ta vie. Ne te précipite pas : quel que soit le chemin que Dieu veut te voir emprunter, il te le montrera en te donnant des signes. Attends-les avec confiance. Un accompagnateur spirituel et des sessions vocationnelles pourront t’aider à les identifier. Enfin, tu dois être sincère avec toi. Sois à l’écoute des évènements de ta vie ; des évènements heureux ou pas qui l’ont jalonnée. Tu découvriras peut-être que le Seigneur prépare depuis longtemps ton cœur à Le servir ! Tu dois enfin comprendre ce que ton cœur te réclame avec certitude et ne pas confondre ta vocation avec la volonté de te retrancher d’un monde difficile ou d’expériences de vie douloureuses. Ta décision vocationnelle doit se prendre avec sincérité pour être pleinement vécue et assumée. Première approche Ce que tu veux entreprendre est d’une importance capitale : cela ne va pas simplement t’amener à changer de vie et de milieu, mais surtout à convertir ta vie spirituelle. Il est donc capital que tu puisses t’affirmer prêt à entendre l’appel du Seigneur en le vérifiant avec un directeur spirituel, un homme de Dieu qui se rendra disponible à ton écoute. Cette personne peut être un prêtre, un religieux, une religieuse ou un laïc. Tu dois lui octroyer toute ta confiance et savoir lui ouvrir ton cœur sans aucune restriction. Si ton choix te porte à intégrer la communauté franciscaine, de manière claire ou encore indistincte, n’hésite pas à pousser la porte d’une communauté franciscaine, au moins pour te renseigner. Au cas où il n’y aurait pas de communauté franciscaine proche de chez toi, utilise le contact internet de ce site : nous saurons te diriger et trouverons le temps de faire notre part de chemin vers toi. En attendant d’avoir la certitude de vouloir nous rejoindre, ne crois pas devoir précipiter les choses. Continue à vivre dans ton milieu, dans ta famille, tout en préparant ton cœur à accueillir l’amour du Christ. Laisse ta foi devenir une évidence, que le don total de toi-même au Seigneur et aux pauvres s’impose. Dans cette recherche spirituelle, commence à accorder tes actes avec ta foi. Pries-tu quotidiennement ? As-tu recherché les moyens de venir en aide à des proches dans le besoin ? Es-tu sérieux dans tes études ou ton travail afin que ceux-ci puissent être utile ? T’investis-tu dans les actions d’une paroisse, d’un organisme séculier ? Sans don de soi, il ne peut y avoir de fraternité ni de vie religieuse. Et, à la base de toute vocation, se trouvent toujours des vies chrétiennes, responsables et impliquées. « Voici comment le Seigneur me donna, à moi frère François, la grâce de commencer à faire pénitence. Au temps où j’étais encore dans les péchés, la vue des lépreux m’était insupportable. Mais le Seigneur lui même me conduisit parmi eux ; je les soignai de tout mon coeur; et au retour, ce qui m’avait semblé si amer s’était changé pour moi en douceur pour l’esprit et pour le corps. Ensuite j’attendis peu, et dis adieu au monde. » (Saint François d’Assise, dans son Testament vv. 1-3) Au cours de ces mois (ou peut-être ces années) qui te mèneront de l’appel de Dieu jusqu’à ta décision juste et éclairée, les rencontres vocationnelles personnelles (avec le responsable des Vocations) ou en groupe (avec d’autres personnes inscrites dans la même démarche que toi) seront des étapes importantes. Elles t’aideront à vérifier que ta vocation est authentique et que tu possèdes les qualités nécessaires à la vie religieuse franciscaine. Tu rencontreras aussi des frères franciscains qui t’ouvriront les portes de leurs maisons, t’encourageront à participer à certaines de leurs activités (prières, repas…). Enfin, lorsque ta décision sera prise définitivement, le Responsable des vocations t’offrira la possibilité de faire une demande officielle au Frère Custode provincial en vue de ton admission à la première étape de formation des Franciscains : le Postulat.
Au terme des six ou douze mois de temps d’approche (comme aspirant), le candidat à la vie franciscaine devient postulant pour la durée de deux ans. La même démarche entreprise précédemment se poursuit et s’identifie. Avec d’autres jeunes qui ressentent le même appel, le postulant prend contact avec la vie communautaire. Les postulant sont confiés à un frère qui les aident à cheminer dans leur discernement. L’initiation à la vie franciscaine est alors progressive et va de pair avec une formation spirituelle et intellectuelle (ou autre) . Entre temps, il rencontre son accompagnateur tous les mois et décide avec lui d’un stage d’un à deux mois dans une fraternité franciscaine. A partir des objectifs déterminés en début d’année, le postulant appréhende de mieux en mieux son aptitude à la vie franciscaine : capacité de s’intégrer dans un groupe, de prier, de collaborer, de partager, d’être responsable. La fraternité l’accueille avec joie et lui aide à s’intégrer au groupe. Cette étape lui permet de compléter avec l’aide du responsable, son dossier personnel comprenant certificats de baptême et de confirmation, examen médical et certaines formalités administratives. Au terme de cette étape, le postulant écrit une lettre au Ministre provincial ou le Custode, à qui il demande d’être admis au noviciat.
L’étape du noviciat dure une année complète, habituellement à partir du début du mois de septembre. Pour bénéficier d’un véritable noviciat, les novices de la custodie de France des frères conventuels se joignent aux novices d’autres pays, en Italie, sur les lieux sources du Franciscanisme : Padoue, Assise. Le novice demeure alors dans cette communauté ; c’est le début canonique de la vie franciscaine. Le novice porte le nom de frère et peut reçoit l’habit religieux ( légèrement différent de celui des profès : il ne porte pas les nœuds à la corde .) Une retraite d’une semaine précède la célébration d’inscription au noviciat. Le noviciat est un temps privilégié d’approfondissement de l’expérience spirituelle, par l’intériorité, l’accompagnement suivi et les évaluations périodiques. Cette expérience forte est conduite par un maître, qui peut compter sur l’appui d’une communauté ; elle a une structure et une dynamique qui se déploient dans un milieu de prière et de vie fraternelle. L’étape du noviciat exige l’arrêt complet de toute activité professionnelle et de toute étude à plein temps. Des dispositions sont cependant prises pour l’étude sur place, pour quelques sessions à l’extérieur, pour un temps d’engagement envers les démunis de la région. Cette étape permet d’acquérir une connaissance approfondie de la vie de foi, la vie de prière, la vie religieuse, les voeux, la Règle, la spiritualité et l’histoire franciscaine. Au terme de cette année de noviciat, le novice demande par écrit au Ministre provincial ou du Custode la faveur de s’engager à la vie évangélique, en faisant les voeux de pauvreté, de chasteté et d’obéissance. Cet engagement est célébré dans l’action de grâce, avec les frères de la communauté, quelques parents et amis. Il marque le temps de l’engagement temporaire (ou profession temporaire).
Après un an de noviciat, le frère s’engage envers le Seigneur, au sein de la communauté franciscaine pour une durée d’un an à la fois : et il est profès. Chaque année, par la suite, pendant au moins trois ans, il renouvellera le même engagement, au milieu de la fraternité franciscaine où il sera appelé à vivre. Le nouveau profès y est accueilli pour au moins deux ans, pendant lesquels l’accent est mis sur la formation franciscaine et théologique , la vie fraternelle et l’engagement apostolique. Les frères assument les tâches domestiques ordinaires : repas, ménage, lessive, approvisionnement,etc. Au cours des trois années (ou plus) d’engagement temporaire est accompagné régulièrement par un frère de la communauté chargé des étudiants . Deux fois par année, la communauté fait le point avec lui sur son cheminement et rend grâce à Dieu pour tout ce qu’ ll accomplit en lui et par lui.
Au terme des trois ans d’engagement temporaire, le profès demande par écrit au Ministre provincial ou au Custode de s’engager à vie dans l’Ordre des Frères Mineurs Conventuel . Cette profession perpétuelle est célébrée de façon solennelle, en présence de tous les frères de la Custodie et de la famille du frère. Cet engagement perpétuel ouvre l’accès chez les religieux au diaconat et au presbytérat.
Jusqu’ici. la communauté a mis l’accent sur la formation franciscaine du frère même s’il a pu suivre des cours de théologie. Mais pour le frère qui ressent l’appel aux ministères ordonnés, c’est après l’engagement perpétuel seulement qu’il peut entreprendre les véritables démarches de stages pastoraux et d’ordinations. Auparavant, les études théologiques et la réception des ministères institués auront été des « mineures », c’est-à-dire que la formation spécifique qu’elles supposent n’aura pas pris trop de place, aux dépens de la formation franciscaine, exigée des Constitutions des Frère Mineurs Conventuels.
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