« Il est urgent que la nouvelle évangélisation encourage la recherche de Jésus lui-même dans l’adoration eucharistique » (Jean-Paul II)
Depuis la solennité de st. François d’Assise, le 4 octobre dernier, nous avons démarré avec joie l’adoration permanente de Jésus présent dans le Saint Sacrement. L’initiative a été préparée par une journée de mission le dimanche 2 octobre. C’est le p. Denis des Missionnaires du Saint Sacrement qui a présidé la Messe et nous a enseignés par deux conférences très appréciées par tous les présents. C’est l’aboutissement et en même temps le début d’une expérience qui a déjà commencé depuis notre arrivée à Cholet. En effet, dès le départ nous avons proposé aux fidèles de venir adorer Le Seigneur avec nous, une heure chaque jeudi après-midi et le vendredi à midi, et une nuit entre le premier jeudi et le premier vendredi du mois. Notre conviction était que dans notre mission nous devions partir de Lui, comme Marie de Béthanie, assis à ses pieds. Au fur et à mesure que les retraites se sont succédé, nous avons pensé que c’était opportun d’exposer le Saint sacrement pendant toute la durée de ces temps d’évangélisation. Les fidèles nous ont toujours soutenus avec leur présence : c’était leur manière à eux de collaborer à notre mission d’évangélisation au bénéfice de toute l’Eglise.
Peu à peu, encouragés par la magnifique lettre encyclique de Jean-Paul II « Ecclesia de Eucharistia » (2003) et par « Sacrementum Caritatis » de Benoît XVI, encouragés aussi par les fruits et la vigueur que l’adoration nous apportait, nous avons décidé d’exposer le Saint sacrement tous les jours. Chaque matin, après la célébration Eucharistique et en continuité avec Elle, nous avons exposé le Saint Sacrement pendant toute la matinée. Le but était de prier pour la nouvelle évangélisation, pour les familles et les vocations : l’Eglise en a tellement besoin ! Depuis, les fidèles se sont relayés à tour de rôle, Marie Reine Vincent ayant assumé la tâche d’organiser la présence des adorateurs devant le Seigneur. A partir de là, nous avons commencé à ajouter des après-midi : le dimanche, puis le mardi et le vendredi pour porter dans la prière la préparation des Chapitres des Familles (qu’entre-temps le Seigneur nous avait inspiré), enfin le jeudi, à l’occasion de l’année sacerdotale. Après ces quelques années d’expérience d’adoration eucharistique, le moment était venu de miser plus haut, car l’Eucharistie est au centre de l’Evangile, le cœur de l’Evangile. C’est pourquoi elle est aussi au cœur de l’évangélisation. Après quelques mois de prière pour discerner et être confirmés, nous nous sommes lancés dans l’initiative. Pour nous c’était une évidence que Le Seigneur soit adoré de plus en plus. A ce siècle épris de superficialité et sans horizon, avec ses conflits, ses détresses et son désespoir, l’adoration est une plongée dans le mystère pascal. Les paroles de Jean-Paul II vibraient avec force : « Il n’y a aucun risque d’exagération dans l’attention que l’on porte à ce Mystère, car « dans ce Sacrement se résume tous le mystère de notre salut (S. Thomas d’Aquin, Somme théologique, III, q. 83, a. 4 c) »[1]. Précédemment il avait écrit : « Le culte rendu à l’Eucharistie en dehors de la Messe est d’une valeur inestimable dans la vie de l’Eglise (…). Il revient aux pasteurs d’encourager, y compris par leur témoignage personnel, le culte eucharistique, particulièrement les expositions du Saint-Sacrement, de même que l’adoration devant le Christ présent sous les espèces eucharistiques. (…). Si, à notre époque, le christianisme doit se distinguer par « l’art de la prière », comment ne pas ressentir le besoin renouvelé de demeurer longuement, en conversation spirituelle, en adoration silencieuse, en attitude d’amour, devant le Christ présent dans le Saint Sacrement ? Bien de fois, chers frères et sœurs, j’ai fait cette expérience et j’en ai reçu force, consolation et soutien ! »[2] Encore, dans son message pour la Journée missionnaire mondiale, il s’exprimait ainsi : « Pour évangéliser le monde, il faut des apôtres « experts » en célébration, en adoration et en contemplation de l’Eucharistie »[3].
Pour l’année eucharistique 2004/2005, la Congrégation pour le Culte et la Discipline des Sacrements a présenté un document : « Suggestions et propositions » dans lequel il est demandé pour les diocèses de « favoriser le développement de l’adoration perpétuelle du Saint-Sacrement en choisissant à cette fin des églises et des chapelles adaptées ». Benoît XVI, de son côté, s’exprimait ainsi : « Combien est bienfaisante la redécouverte de l’adoration eucharistique par de nombreux chrétiens… L’humanité a grand besoin de redécouvrir ce sacrement, source de toute espérance ! Remercions le Seigneur pour toutes les paroisses où à côté de la Messe on éduque les fidèles à cette adoration »[4]. Lui-même a demandé au diocèse de Rome d’organiser cinq lieux d’adoration perpétuelle pour porter le diocèse.
Chers frères et sœurs, si vous voulez contribuer à la glorification de Dieu et au salut de tous nos frères et sœurs, vous êtes les bienvenus : est-ce beaucoup une heure par semaine à donner au Seigneur ? …
Un rêve, (mais nous aimons rêver ; ce n’est toujours pas négatif de le faire), que ce serait beau que dans toutes les paroisses surgissent l’adoration perpétuelle !
L’équipe qui s’occupe de l’organisation de l’adoration perpétuelle est composée de :
Fr. Emidio Marie : responsable
Marie Thérèse Gaborit : coordinatrice
Marie reine Vincent
Brigitte Masset
Christine Paulin
« Depuis deux mille ans, l’Eglise est le berceau où Marie dépose Jésus et où Elle le confie à l’adoration et à la contemplation de tous les peuples » (Jean-Paul II)
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